L’expatriation des Etats-Unis vers Londres, premières impressions!

Hello, hello,

Le mois de janvier est connu pour plusieurs choses: les bonnes résolutions, les grands changements, et les detox.

Je ne suis pas très détox: manger plus de kale et boire du jus de citron tiède? (boring alert), je prends des bonnes résolutions en septembre (comme les petits), par contre je suis membre permanente de l’association des grands changements.

Je m’explique. En novembre, j’ai quitté les Etats-Unis pour venir m’installer à Londres. Mon contrat et mon visa expiraient dans le pays et mon job et celui de mon cher et tendre nous ont proposé des contrats en Grande-Bretagne. Un contrat long, sans date de péremption, j’ai crié youpi!

L’opportunité de rêve pour continuer à vivre à l’étranger, dans un nouveau pays anglophone, se rapprocher un peu de la famille et explorer de nouveaux paysages. Ca c’est la partie positive de l’histoire.

Capture d’écran 2015-01-22 à 21.33.27

La partie un peu plus compliquée, a été le retour en Europe. Je n’étais plus une parisienne qui traversait la Manche. Pour moi, c’était traverser l’Atlantique pour aller dans un pays mi-familier, sans repères ou presque.

Parce que oui, on imagine souvent les globe-trotters: valise dans une main, passeport dans l’autre, sifflotant en avion après des étirements de qualité.

Non, en réalité choisir de partir dans un nouveau pays c’est quitter encore une fois sa maison, se préparer à affronter l’inconnu (encore), et tout analyser: les conditions de vies, le coût de la vie, les opportunités professionnelles, les loyers, les visas (boring alert 2). Et tout ça sonne très adulte finalement.

Capture d’écran 2015-01-22 à 21.33.15

L’expatriation c’est finalement comme travailler chez Disneyland, on découvre un univers merveilleux, mais on brise aussi quelques illusions sur le pays. Je suis le rabat-joie qui vous parlera mutuelles, impôts et visas pour les Etats-Unis (boring alert 3).

Alors ce retour en Europe? Et Londres?

Londres est une grande ville, très grande ville. C’est joli, vibrant, il se passe toujours quelque chose: une expo, un concert, une soirée quelque part… On peut marcher des heures sans but, juste en explorant un quartier. C’est un lieu cosmopolite, tout le monde parle anglais avec « un accent », la gastronomie anglaise est finalement devenu une cuisine internationale.

Capture d’écran 2015-01-22 à 21.33.02

Les français ont tendance à dire: Londres, 2h de Paris, c’est un département de plus. NA! La culture est très différente, dans la vie ou le travail. J’aime les anglo-saxons pour leur côté cool, si peu snob (oui, les Anglais), et très respectueux.

A la différence des américains, les anglais sont corrosifs avec un humour 4e degré. Je me surprends à demander à mes collègues « c’est une blague là? hein? ». 

Tout change en revenant en Europe, comme habiter à nouveau dans une grande ville. Washington, la Virginie, c’était Disneyland. Pas ou peu de criminalité, un endroit  qui ressemble à Center Park où tout était ultra-friendly. Alors, au début à Londres j’ai eu la frousse. La frousse de marcher dans la rue quand il faisait sombre (à partir de 16h) ou de me mêler à la foule.

Capture d’écran 2015-01-22 à 21.32.47

Je me suis ENCORE dit que j’avais déconné de venir ici.

Et, j’ai pris mes marques, découvert des restos géniaux, des expos originales, le plaisir d’aller au pub pour papoter, aller faire le marcher à Bricklane, flâner à Portobello Road, nourrir les canards à Victoria Park et Hyde Park, explorer Hackney, trainer à Camden quand on a rien à faire. J’ai arpenté mon quartier, ses primeurs, bazars, et testé les clubs de yoga de Notting Hill.

Et un matin, comme ça, tu te dis « Ah, voilà, je suis chez moi ».

Au delà du train-train qui s’installe, c’est un bonheur de se dire chaque week-end: je me lève pour découvrir un endroit tout nouveau. Chaque quartier que je découvre est une première fois, chaque restaurant une découverte, chaque pub un nouveau lieu que j’explore. Et c’est chouette les premières fois.

Capture d’écran 2015-01-22 à 21.46.20

Il y aussi quelque chose de génial en Europe, en particulier à Londres: 6 aéroports et des tarifs vraiment intéressants pour voyager partout dans le monde!  Ma prochaine étape? La Gambie, pour découvrir la côte Sénégambienne, les plages et les réserves! Et du repos, c’est bien aussi le repos.

Ah ça a du bon le changement…

A très vite et bonne année (j’ose). Que 2015 soit maintenant positif, je crois que l’on a déjà eu notre dose de « pire ».

Et d’ailleurs, toutes vos bonnes adresses londoniennes sont les bienvenues! Partagez vos bons plans en commentaires!

Anouchka

Publicités

Paris, je t’aime.

Déménager de Paris pour Washington a été une décision importante. Cette ville, c’est un peu comme mon premier amour. Je suis arrivée à 8 ans et des poussières, pas vraiment à Paris mais à côté, puis un peu plus près, pour habiter ensuite au coeur de la capitale.

Paris c’est une histoire d’amour passionnée, on s’est connu jeunes, on a grandi ensemble, j’ai fait les 400 coups avec toi, parfois tu m’agaçais et je partais quelques semaines, quelques mois, mais je suis toujours revenue.

Et un jour, j’ai décidé de prendre de la distance, de provoquer un manque pour mieux revenir, te regarder avec un oeil neuf et te trouver jolie.

On peut vivre toute sa vie à Paris sans la connaitre complètement. Certains n’aimeront jamais cette ville, trop bruyante et hautaine et d’autres ne jugeront que par elle, pour toujours.

DSCF2065

© biobeaubon

Lire la suite

A la découverte du Paris vegan.

Hello hello,

Comme je vous l’expliquais dans un article précédent, je suis rentrée en France pour les fêtes de fin d’années. 7 mois d’absence, une envie de retrouver Paris, mes odeurs, mes rues, mes cafés…

 

DSCF0957

 

J’étais végétarienne en France, je suis devenue vegan aux Etats-Unis. Je suis donc arrivée doublement curieuse de faire le comparatif entre les produits et les restaurants.

Ma famille étant très tolérante, j’ai reçu un accueil parfait: plats séparés, absence de viande/poisson dans la majorité des recettes, courses en lait d’amande/soja, pain sans gluten, tofu, simili carne…

Ma môman a cuisiné ses classiques à la manière vegan: gratin dauphinois, petit salé au lentilles, pâtes gluten-free au pesto et gingembre, hachis parmentier… Pour l’anecdote ma famille se nourrit principalement de légumes et surtout de crudités. J’étais donc cette enfant étrange qui mangeait de la salade verte et des concombres au goûter… tout en conservant une vie sociale.

 

 

Emplettes

J’ai tenté de dompter mon Monoprix de quartier, et j’ai redécouvert un supermarché sans indications. J’ai pris l’habitude de me repérer avec des panneaux « vegan/gluten free/vegetarian » qui me facilitent la vie et à part Sojasun et quelques produits Gerblé/Monop, je me suis sentie comme perdue dans une jungle hostile.

 

Everything-Hurts-and-Im-Dying-Parks-and-Recreation

(c’est le souvenir du décalage horaire qui parle)
 
 
 

Par contre bonnes surprises chez Naturalia avec du fromage à tartiner vegan, du Tartex, des chips sans gluten, des yaourts Soyade-chocolat…

 

DSCF1109   DSCF1099

DSCF1094

 

 

J’ai dégusté un cheesecake chocolat/crème de marron de chez Vegan Folies pour le réveillon, que j’avais commandé via Facebook: merci à Coralie pour son travail, son accueil…

Côté pain, ma mère m’a fait découvrir du pain au maïs sans gluten, c’est bon, léger et j’en rêve encore. Le pain au sarrasin ou riz/châtaigne m’a fait penser à un block pour caler mon dos pendant le yoga, en moite et en cher.

 

DSCF1092Capture d’écran 2014-01-25 à 17.55.37

 

 

Restos

Découverte du fameux Saveurs Végét’Halles un midi avec des copines vegan rencontrées via Twitter, en plus de chouettes rencontres (même si je souffrais en silence du décalage horaire), j’ai trouvé la cuisine délicieuse. Au menu, un curry d’aubergine au lait de coco, lentilles, riz et petits légumes, une Bionade Sureau.

IMG_7324

 

Pour le reste, je suis plutôt étonnée d’avoir pu manger assez facilement: dans un petit resto vietnamien où le cuisiner m’a tout fait sur mesure à Belleville, rue St Anne dans le quartier japonais, un couscous au Marché des Enfants Rouges, et mon endroit favori L’As du Falafel rue des rosiers!

Et la prochaine fois, je fonce découvrir 42 degrés, le nouveau restaurant végétalien/crudivore: TOUS les plats ont l’air incroyables. Je vous conseille d’aller visiter leur site ici!

 

Capture d’écran 2014-01-25 à 17.22.56

 

Et j’espère rencontrer encore plein de nouvelles personnes, découvrir de nouveaux restaurants et des bonnes adresses… N’hésitez pas à me laisser un commentaire avec vos bons plans, je garderais tout précieusement.

Paris, je reviens vite.

Anouchka

2014 sera une belle année.

Bonne année 2014 à vous! J’espère que cette année vous apportera de beaux projets, une santé en béton, des amours au beau fixe… Et comme ce tag incroyable l’indique, soyons pragmatique: plus de falafels.

DSCF0899

2013 à été une année aussi intense, que difficile et incroyable en même temps. L’année du changement, du départ aux Etats Unis pour un nouveau job et une nouvelle vie.

Quand on me dit « Oh tu as de la chance! », j’ai toujours tendance à sourire. C’est une expérience magique, mais qui ne relève pas de la chance.

J’entends toujours beaucoup de gens m’expliquer qu’ils veulent partir (loin) et au plus vite. Mais pour réaliser ce genre de challenge, il faut souvent beaucoup sacrifier: du temps pour postuler et re-re-re-postuler pour trouver LE job à l’étranger, faire le grand saut en démissionnantdu St Graal appelé CDI, sortir de sa zone de confort, dire au revoir à sa famille, à ses amis… Aller vers l’inconnu, habiter dans une ville que l’on ne connait que via Google Maps. Je pense à réaliser une vidéo de mes passages sur ce long escalator qui monte vers la zone d’embarquement à Roissy, celui où je pleurniche en rentrant aux Etats Unis.

Mais ça en vaut la peine. Parce que culturellement, l’immersion est une expérience incroyable, où l’on découvre des choses chaque jour: sur le pays, sur soi, sur les autres. Que le changement d’environnement permet de faire un grand tri, de se recentrer sur l’important: la famille, et un petit cercle d’amis, et peu importe l’âge: d’affirmer sa personnalité.

Alors évidemment, on tombe, et on se plante, et on apprend chaque jour, mais c’est le jeu.

Je suis rentrée à Paris pour les fêtes de Noël, après 7 mois. Avec une petite appréhension, c’est normal.

DSCF0856

J’adore ma ville, je suis arrivée là bas il y plus de 20 ans, je la connais par coeur et j’en découvre encore. Paris est une ville culturelle, vibrante, à taille humaine, où l’on rencontre toujours une connaissance dans la rue. Après 5 ans à habiter à Paris non-stop, j’ai eu un trop plein, et l’envie de partir un peu pour mieux l’apprécier.

Et le pari est réussi, j’ai redécouvert mon quartier, et les habitudes reviennent très vite: marcher pendant des heures, prendre le métro, flâner dans le 18e, faire les boutiques avec ma mère, aller au théâtre, m’éterniser dans un (petit) bar à vin, aller au centre Georges Pompidou, déjeuner tard au Marché des Enfants Rouges, arpenter le Canal St Martin, fuir les mouettes aux Tuileries…

DSCF1007

Au-delà du manque de vie citadine, Paris a su me reconquérir.

Alors, je souhaite que 2014 m’apporte autant de changement, de découvertes, de beaux projets et de sérénité. Je serai au Etats Unis pour encore 1 an, et je suis déjà occupée à construire la suite…

DSCF0933

Je reviens vers vous très vite pour vous parler des découvertes culinaires vegan à Paris, de mes rencontres IRL (j’ose un « in a real life »), et des adresses à ne pas manquer!

Anouchka

DSCF0948

C’est joli l’hiver en Virginie.

Hello,hello,

Quelques photos prises à l’iPhone aujourd’hui, entre neige, forêt et soleil. Cette région est assez incroyable: l’hiver sous la neige, l’été au bord des lacs, l’automne et ses feuilles rouges…

Les journées s’accordent autour de la nature: neige, pluie, soleil… Le rythme est complètement différent de Paris où j’ai vécu 20 ans, moins rapide, moins stressant.

photo-116

photo-118

Ce panneau est très commun en Virginie, pour protéger les gangs d’oies qui traversent la route.

photo-115

Jolie journée (soirée, à vous de choisir) à tous,

Anouchka

Summer (vegan) lunchbox

Déjà un mois et demi aux Etats Unis, je commence à mélanger le français et l’anglais, j’ai une glacière pour faire des pique-niques parfaits (symbole d’une expatriation réussie), et j’ai découvert une tradition américaine: la lunchbox.

 

Lunchbox

En France, tout le monde ou presque, va à la cantine ou file chercher à manger à l’extérieur. Aux Etats Unis depuis l’école primaire, chacun emmène sa lunchbox. Ce qui est très pratique (en plus d’être économique), pour déjeuner végétarien/vegan avec ses collègues, sans avoir le soucis du choix du restaurant, des plats….

Et souvent au restaurant, les serveurs vous proposent de ramener une box avec ce que vous n’avez pas fini de votre assiette. Pratique étonnante pour des Français, mais ici le raisonnement est simple: j’ai payé pour un plat, et même si je ne le fini pas, pas de gâchis, je le finirais demain.

La lunchbox est donc souvent composé des restes de la veille, ou d’une box de restaurant.

L’été à Washington est très TRES chaud, et le thermomètre atteint les 40 degrés. Heureusement j’habite dans une ville qui propose une dizaine de piscines, mon condo aussi. L’aqua-running remplace le running, l’aqua-gym la gym…

Et pour déjeuner léger cet été voici ma dernière recette de salades pour vos lunchboxes!

 

Lunchbox vegan, option canicule

20130718_122520

Je mange beaucoup de noix et graines en ce moment: de amandes en snacks, et pour cette salade des graines de tournesol. Pensez y, cela rajoute un goût délicieux en plus des nombreux nutriments et vitamines!

Une salade très simple:

  • lentilles vertes
  • boulgour
  • tomates cerises
  • salade
  • tofu
  • graines de tournesol
  • huile, sel, poivre, vinaigre

 

Je vous laisse avec de jolies photos du Parc National de Shenandoah en Virginie, une merveille de nature, de forêts, de cascades, d’oiseaux… Je n’ai pas croisé d’ours bruns très présents dans la région. Une prochaine fois!

 

Bon week end à tous!